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Un prêt immobilier sur deux est refusé : que se passe-t-il ?

Par 3 avril 2025Acheteurs

Depuis plusieurs mois, obtenir un prêt immobilier est devenu un vrai casse-tête pour beaucoup d’acheteurs.

Pourtant, les projets sont là, les revenus aussi parfois, mais les banques ferment leurs portes. D’après des chiffres relayés dès 2022, près d’un dossier sur deux ne passe plus, ce qui paraît invraisemblable dans un pays où l’accession à la propriété reste un objectif majeur.

Je vous explique pourquoi ces refus se sont multipliés, même pour des profils solides, et ce que vous pouvez faire pour mettre toutes les chances de votre côté.

J’ai aussi vu passer des témoignages surprenants de personnes qui, malgré un bon dossier bancaire, ont été recalées sans pouvoir négocier.

Ce phénomène ne touche pas seulement les foyers modestes, il inquiète toute la chaîne immobilière : agents, acheteurs, vendeurs, notaires. Il faut donc comprendre les rouages du crédit et surtout les blocages actuels.

Le taux d’usure : une protection devenue un frein

À la base, le taux d’usure a été pensé pour protéger les emprunteurs contre les abus, vous pouvez à ce propos en savoir plus dans cet article.

C’est un plafond légal, défini par la Banque de France, qui fixe le taux d’intérêt maximum qu’un établissement financier peut appliquer pour un prêt immobilier. Ce taux inclut tous les frais annexes comme l’assurance, les garanties ou encore les frais de dossier.

Le problème, c’est qu’en 2022, les taux d’intérêt pratiqués par les banques ont commencé à grimper rapidement, alors que le taux d’usure, lui, n’était révisé que tous les trimestres.

Résultat : dans de nombreux cas, les banques ne pouvaient plus légalement accorder le crédit, même si elles le souhaitaient.

Certains emprunteurs voyaient leur demande refusée pour un dépassement de seulement quelques centièmes de point.

Ce décalage entre les taux réels et le plafond autorisé a mis de nombreux projets à l’arrêt, créant une véritable frustration chez les acheteurs comme chez les professionnels.

Des profils solides mais recalés par les banques

Le plus choquant, c’est que cette vague de refus ne touche pas uniquement les ménages précaires ou instables.

Même des profils très solides, avec des revenus élevés, un emploi stable et un apport conséquent, se heurtent à un « non » catégorique. J’ai par exemple lu l’histoire d’un avocat gagnant 6 000 euros bruts par mois qui s’est vu refuser son prêt à cause d’un dépassement minime du taux d’usure.

Il a dû faire appel à un courtier pour ajuster le dossier et espérer obtenir un financement.

Ce genre de cas, autrefois exceptionnel, est devenu courant.

Les banques appliquent des règles de plus en plus strictes, parfois de manière mécanique, sans considérer les situations au cas par cas. Cela crée une sélection très rigoureuse, où seuls les emprunteurs jeunes, en parfaite santé et disposant d’un très gros apport arrivent encore à tirer leur épingle du jeu.

Le rôle décisif des courtiers immobiliers

Dans ce contexte, le recours à un courtier n’est plus un simple confort, c’est souvent une nécessité. Ces professionnels connaissent les subtilités du marché et savent à quel établissement présenter tel ou tel dossier.

Leur travail ne consiste pas uniquement à négocier le taux d’intérêt, mais aussi à optimiser l’ensemble du montage financier : durée, mensualités, type de contrat d’assurance, niveau d’apport.

C’est souvent grâce à eux qu’un dossier parvient à passer sous la barre du taux d’usure.

Les courtiers ajustent les paramètres pour que l’offre reste légale, tout en répondant aux besoins de l’acheteur.

Sans leur intervention, de nombreux projets immobiliers resteraient bloqués.

À mon sens, leur valeur ajoutée est devenue stratégique. Ils représentent un véritable pont entre les emprunteurs et les banques, surtout dans une période où les règles sont complexes et où chaque détail peut faire pencher la balance du mauvais côté.

Vers une évolution du système de prêt immobilier ?

Face à la multiplication des refus et à la grogne des professionnels de l’immobilier, la Banque de France a finalement revu les règles du jeu.

Depuis 2023, le taux d’usure est désormais révisé chaque mois, et non plus chaque trimestre. Ce changement permet une meilleure adaptation à la réalité du marché. C’est une avancée qui a soulagé de nombreux acteurs, mais cela ne suffit pas toujours à faire redémarrer les prêts.

Les taux d’intérêt restent hauts, et l’inflation continue de peser sur les ménages. Le contexte reste tendu, notamment pour les primo-accédants qui n’ont ni patrimoine ni forte capacité d’épargne.

Il faudra sûrement d’autres ajustements dans les mois à venir pour éviter un blocage durable du marché. Une chose est sûre : si vous avez un projet immobilier, mieux vaut être bien accompagné et préparer votre dossier avec soin.

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